V.A.L.E.U.R© est une méthode psychoéducative : elle n'invente pas les peurs qu'elle nomme. Chacun des 7 masques s'inspire d'un domaine de recherche établi de longue date — voici lesquels, rendus accessibles.
Le premier test qui ne dit pas qui vous êtes, mais ce qui vous empêche d'être vous-même.
La recherche contemporaine en psychologie a établi un fait majeur : les difficultés anxieuses partagent des mécanismes communs qui traversent les catégories traditionnelles. C'est l'approche dite transdiagnostique (Barlow et al., 2004 — Protocole Unifié), aujourd'hui au cœur des prises en charge les plus documentées.
V.A.L.E.U.R© s'inscrit dans cette lignée en tant que méthode psychoéducative : plutôt que de classer les personnes, elle aide chacun à reconnaître les mécanismes de protection à l'œuvre — universels dans leur nature, uniques dans leur intensité chez chacun. Les 7 masques et leurs 7 couleurs ont été conçus dans ce but : rendre visibles, accessibles et nommables des mécanismes que la recherche décrit depuis des décennies.
L'instrument de référence international pour comprendre l'inquiétude excessive pour sa santé — pourquoi le corps devient un objet de surveillance.
Le SHAI mesure la tendance à interpréter des sensations corporelles banales comme des signes de maladie grave. Dans V.A.L.E.U.R©, le Masque Rouge ne désigne pas une personne hypocondriaque, mais un système de protection qui s'est activé en réponse à une expérience où ignorer un signal corporel a pu être dangereux.
La recherche montre que cette hypervigilance n'est pas un défaut de caractère : c'est un circuit de peur conditionné, impliquant l'amygdale, qui réagit en 50 millisecondes — avant même que la conscience n'intervienne (LeDoux, 1996).
Concrètement : si vous scrutez votre corps, cherchez des informations médicales de façon répétée, ou avez besoin d'être rassuré·e souvent, ce n'est pas de la faiblesse — c'est une stratégie de protection qui peut être comprise et apaisée.
La référence mondiale sur l'alexithymie — cette difficulté, très répandue, à identifier et exprimer ce que l'on ressent.
L'alexithymie n'est pas une absence d'émotions : c'est une difficulté à les reconnaître et à les nommer. Le TAS-20 identifie trois dimensions : difficulté à identifier ses sentiments, difficulté à les décrire aux autres, et pensée orientée vers l'extérieur (concret, factuel).
Dans V.A.L.E.U.R©, le Masque Orange a un statut particulier : c'est un bloqueur émotionnel. Il peut empêcher l'accès aux émotions qui permettraient de traverser les autres protections. Si vous répondez « ça va » sans y penser, changez de sujet quand une conversation devient émotionnelle, ou restez dans l'action pour ne pas ressentir — vous activez peut-être ce mécanisme.
La bonne nouvelle : la capacité à ressentir est intacte. Le masque l'a simplement mise à distance pour vous protéger d'une souffrance ancienne.
Le mécanisme le plus documenté de la recherche sur l'anxiété : l'intolérance à l'incertitude intensifie toutes les autres peurs. C'est pourquoi la méthode lui donne un statut particulier.
L'IUS-12 mesure la tendance à percevoir l'incertitude comme intolérable, menaçante, et à réagir par des tentatives de contrôle (plans, vérifications). Carleton et ses collègues ont montré que l'intolérance à l'incertitude est un amplificateur transdiagnostique : elle intensifie tous les autres patterns anxieux.
Dans V.A.L.E.U.R©, le Masque Jaune n'est pas une peur comme les autres. Quand il est actif, il rend chaque signal plus menaçant : un symptôme corporel devient plus inquiétant (Rouge), un silence devient plus angoissant (Vert), une imperfection devient catastrophique (Indigo). Traverser cette protection réduit mécaniquement l'intensité de tout le reste.
Si vous préparez des plans B, C, D, vérifiez sans cesse, ou avez du mal à agir sans savoir ce qui va se passer — vous activez peut-être cet amplificateur. Comprendre cela, c'est déjà diminuer sa puissance.
L'instrument de référence de l'attachement adulte : comment nos premiers liens façonnent notre peur du rejet et de l'abandon (dans la lignée des travaux de Bowlby).
L'ECR-R mesure deux dimensions : l'anxiété d'abandon (peur d'être rejeté·e) et l'évitement de l'intimité (inconfort avec la proximité). Ces schémas se sont construits très tôt, dans les premières relations, et influencent toutes nos relations actuelles.
Dans V.A.L.E.U.R©, le Masque Vert capture l'anxiété d'attachement : la peur que les personnes importantes s'éloignent, le besoin de réassurance, la tendance à s'adapter aux autres pour maintenir le lien. Ce n'est pas de la dépendance affective — c'est un système d'attachement qui a appris que l'amour devait se mériter.
Si vous surveillez les réactions des autres, dites oui quand vous pensez non, ou vous épuisez à donner sans recevoir — le Masque Vert est probablement actif. La force derrière ce masque : une capacité d'attachement profond et une empathie remarquable.
Un des concepts les plus étudiés de la psychologie : la croyance sur qui contrôle ce qui nous arrive — et le besoin de tout maîtriser quand cette croyance vacille.
Le Locus of Control (LOC) mesure si vous attribuez ce qui vous arrive à vos propres actions (LOC interne) ou à des facteurs externes (chance, les autres). Un LOC interne très élevé peut devenir pathologique : tout doit passer par vous, déléguer est angoissant, lâcher prise est impossible.
Dans V.A.L.E.U.R©, le Masque Bleu reflète ce besoin de contrôle excessif. Il s'active dès qu'une situation échappe à votre emprise. Vous reprenez la main, vérifiez, corrigez — pas par arrogance, mais parce que le lâcher-prise a été, à un moment, trop dangereux.
La force derrière ce masque : une autorité naturelle, une capacité à structurer et à guider. L'objectif n'est pas de renoncer à cette force, mais de l'exercer sans qu'elle devienne une prison.
La référence sur le perfectionnisme : standards inatteignables, doute permanent, peur de l'erreur — et leur poids sur l'estime de soi.
La FMPS décompose le perfectionnisme en plusieurs dimensions : standards personnels excessifs, doute sur ses actions, peur de l'erreur, critiques parentales perçues. Le perfectionnisme n'est pas la recherche d'excellence — c'est l'incapacité à s'arrêter parce que rien n'est jamais assez bien.
Dans V.A.L.E.U.R©, le Masque Indigo incarne ce juge intérieur impitoyable. Même quand ça réussit, vous voyez d'abord ce qui manque. Vous retravaillez, vérifiez, comparez. Cette exigence est née d'une expérience où l'erreur avait un coût affectif — elle vous a protégé·e, mais elle pèse aujourd'hui.
La force derrière ce masque : une vision claire, une intuition de ce qui peut être amélioré, une capacité à élever le niveau. Libérée du jugement, elle devient une puissance créatrice.
Le concept fondateur de l'adaptation identitaire : la construction d'un soi conforme aux attentes, au prix du soi authentique.
Donald Winnicott a décrit le « faux self » comme une façade adaptative construite pour protéger le « vrai self » des blessures et obtenir l'approbation de l'entourage. Cette stratégie de survie identitaire se développe quand l'environnement ne peut pas accueillir les expressions spontanées de l'enfant.
Dans V.A.L.E.U.R©, le Masque Violet reflète cette adaptation identitaire : vous passez d'un rôle à l'autre avec fluidité, vous savez ce qu'on attend de vous, mais dans le silence, vous ne savez plus qui vous êtes vraiment. Ce n'est pas un vide — c'est une stratégie de protection qui a fonctionné, mais qui vous a éloigné·e de votre nature profonde.
La force derrière ce masque : une adaptabilité remarquable, une sensibilité aux autres. Libérée du besoin de correspondre aux attentes, elle devient une authenticité qui rayonne.
V.A.L.E.U.R© ne vous enferme jamais dans une combinaison ou un type. La lecture suit un modèle simple et défendable :
V.A.L.E.U.R© est une méthode psychoéducative : elle donne un vocabulaire structuré, inspiré de la recherche, pour comprendre ce qui bloque — et un chemin pour le traverser. Elle est utilisée en cabinet, où elle aide concrètement à se connaître et à se libérer.
V.A.L.E.U.R© n'est pas un outil de diagnostic : il ne pose aucun diagnostic, ne remplace aucune consultation, et ne prétend à aucune validation scientifique propre. La méthode s'inspire de la recherche — elle ne s'y substitue pas.
Références principales : Kessler et al. (2012) · Ben-Porath & Tellegen (2003) · Barlow, Allen & Choate (2004) · Carleton et al. (2007) · Bagby et al. (1994) · Salkovskis et al. (2002) · Fraley et al. (2000) · Rotter (1966) · Frost et al. (1990) · Winnicott (1960) · Gross & John (2003) · Mikulincer & Shaver (2007).